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Dossier de la region du Grand Lac,

 
Recoller les morceaux  
PAR JEAN-DOMINIQUE GESLIN  
 
On a frôlé la catastrophe. Le 2 juin dernier, le général « dissident » Laurent Nkunda chasse de Bukavu l'armée gouvernementale, menaçant de faire avorter le processus de pacification en cours. Aussitôt, Kinshasa, qui accuse Kigali de soutenir les militaires rebelles, dénonce une agression caractérisée. Très vite, les discussions diplomatiques cèdent le pas à l'invective. Le gouvernement kinois masse quelque dix mille hommes sur sa frontière avec le Rwanda. Moins de deux ans après la conclusion de l'accord de paix de Pretoria entre le président congolais Joseph Kabila et son homologue Paul Kagamé, le Kivu résonne déjà de nouveaux bruits de bottes.  
De cet « incident de parcours », le régime de transition garde des stigmates. Les dirigeants congolais n'ont pu dissimuler la fragilité de leurs institutions, produisant du même coup la preuve que le Kivu reste le véritable talon d'Achille de l'ex-Zaïre. La Mission des Nations unies en RD Congo (Monuc) a, quant à elle, fait l'objet de violentes critiques de la part de la population congolaise, choquée par la passivité des Casques bleus stationnés à Bukavu. Enfin, après de longs mois de laborieux efforts, les relations rwando-congolaises ont connu une nouvelle période glaciaire, et il faudra beaucoup de temps avant que soit levée la méfiance que s'inspirent respectivement les deux pays.  
 
 
Seule consolation, le tollé suscité par la prise de Bukavu a permis de mesurer la détermination de la communauté internationale à sauver la transition congolaise. De Washington à Pretoria en passant par Paris et Bruxelles, du Conseil de sécurité de l'ONU à l'Union africaine, la réaction unanime des partenaires du Congo démocratique a fait figure d'ultime rempart contre le retour au chaos. Le Nigérian Olusegun Obasanjo, fraîchement investi président du Conseil pour la paix et la sécurité de l'UA, a réuni le 25 juin les frères ennemis, permettant de réamorcer un début de dialogue entre les deux pays. Mais au-delà de la poignée de main échangée dans un palais d'Abuja, un traitement plus global des problèmes de l'Afrique centrale s'impose. L'instabilité de la région des Grands Lacs concerne tous les pays qui, de près ou de loin, ont joué un rôle dans la crise congolaise.  
 
À commencer par les neuf États frontaliers de l'ex-Zaïre et, plus largement, tous ceux qui, au cours de la décennie écoulée, se sont impliqués directement ou non dans les affaires de ce pays. Tous ces protagonistes seront conviés à participer à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, qui doit se tenir dans les prochains mois à Dar es-Salaam, en Tanzanie. Organisée sous l'égide de l'ONU par Ibrahima Fall, le représentant spécial de Kofi Annan dans la région, cette grand-messe annoncée de longue date constitue une étape cruciale pour la normalisation de la situation dans la sous-région en général. Et en RDC en particulier 
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KIGALI A LA PORTE DE KINSHASA 
(Grands-Lacs Confidentiel 14/02/2005)  
 
Teleguide par les ennemis du Congo, Azarias Ruberwa mene une visite en Amerique du Nord dont le but est de precipiter le plan qui menera les hommes de Kagame a prendre le pouvoir a Kinshasa dans un futur proche. Grace aux ramifications des alliances que l’homme de Kigali s’est tissees jusque dans la vie privee de Joseph Kabila, les nationalistes congolais doivent craindre que le plan diabolique reussisse.  
 
Les sources bien informees de Grands-Lacs Confidentiel confirment que Ruberwa etait attendu au Canada le vendredi le 11 fevrier mais qu’il a ete retenu aux Etats-Unis pour des rencontres beaucoup plus secretes. Un voyage de complot contre le Congo afin de repositionner Kigali a Kinshasa. 
 
 
 
S’agissant du voyage de Ruberwa, le gouvernement canadien qui serait tres implique dans le soutien a Ruberwa aurait prefere recevoir son hote a Montreal, a l’ecart de la capitale nationale, pour ne pas donner l’impression de soutenir l’homme de Kigali, indesirable aux congolais. 
 
 
 
Malgre l’annulation de ce voyage au Canada et le retour precipite du valet de Kigali a Kinshasa, les reseaux qui en veulent a la Nation congolaise sont tres bien tisses au Canada. Pour Ottawa, le passage de Ruberwa au Canada visait a renforcer la coordination macabre contre le Congo qui lie Ruberwa, Katebe Katoto et celui qu’on appelle le Congolais le plus riche (que nous appelerons Frank pour la circonstance). 
 
 
 
Il y a environ trois ans, Katebe Katoto, un trafiquant Katangais, de la tribu Bemba, a la frontiere avec la Zambie, venait souvent au Canada avec son ami de circonstance Frank. A deux ils sont deja alles a Kigali aupres de Kagame. Ils ont aussi un autre denominateur commun : ils ont finance la guerre a l’Est, a la demande de Kagame et ont tente de s’approprier la rebellion du RCD. 
 
Kagame ayant perdu sa confiance dans les katangais a la suite du bon tour que lui a joue Laurent-Desire Kabila en se retournant contre lui, le dictateur de Kigali prefere souder sa confiance avec un Mukongo du Bas-Congo, Frank. 
 
 
 
Un journaliste canadien d’origine congolaise tres implique dans la tele communautaire a Montreal collabore avec Frank qui distribue de l’argent facilement et partout. Le journaliste entre facilement a Kinshasa sous couvert de l’ONG de Frank en passant du materiel de propagande avec objectif final de faire accomplir la mission de Frank.  
 
 
 
Futa Unzala, un autre congolais originaire de la meme region que Frank, gouverneur sous Laurent-Desire Kabila avant la guerre de 1998, puis membre du RCD, est aujourd’hui un des meilleurs confidents de Kagame. Il est actuellement vice-gouverneur du Bas-Congo (quota RCD), province situee entre l’Angola, le Cabinda (Angola) et le Congo Brazzaville; une zone strategique a la porte de Kinshasa. C’est donc sous le gouvernorat de Futa Unzola que se trouve le port bicentenaire de Matadi. 
 
 
 
Par les tres bonnes relations qui unissent Futa a Kagame, l’homme de Kigali voit en cet homme un atout en or pour reprendre Kinshasa face a un Congo-Brazzaville qui serait bien d’accord avec son reve le plus cher. 
 
 
 
Hors de la version officielle, le voyage de Ruberwa aux Etats-Unis visait surtout a rencontrer en prive les milieux d’affaires proches de la compagnie petroliere americaine Chevron qui exploite le petrole off-shore de la RDC. Chevron qui a des alliances solides avec certaines compagnies petrolieres canadiennes a longtemps fait des pressions aupres du gouvernement canadien en faveur d’un nouveau regime pour remplacer celui de Joseph Kabila. 
 
 
 
Alors que Ruberwa faisait sa tournee americaine, au port d’Anvers, Kagame et ses espions entassent les armes, un vrai arsenal pret a etre exporte vers Matadi. La direction des armes est tout naturellement Kinshasa. Pour renforcer ces informations, au moment ou nous mettons sous presse il y a une certaine effervescence au Bas-Congo et des menaces de rebellion et de secession viennent d’etre lancees par la diaspora congolaise originaire du Bas-Congo.  
 
 
 
Le peuple congolais a vecu les memes evenements de nombreuses fois dans son histoire, ses ennemis utilisant tantot l’une tantot l’autre de ses provinces selon les alliances et les trahisons possibles. Aucune demande de secession n’a jamais ete la volonte populaire ni provinciale des congolais, seulement la manipulation des puissances exterieures. 
 
 
 
Tout cela arrive au moment ou Kagame distrait les Congolais avec ses rwandophones de l’Est et ses theories multiples sur les interamwe. Par cette alliance, Kagame compte ne plus subir le deuxieme echec (apres celui de 1998) en lancant simultanement sa force de frappe par le Bas-Congo et l’Est du Congo. Kigali est a la porte de Kinshasa. Le coup fatal sur la Nation congolaise est imminent. 
 
 
 
GLAC. 
 
© Copyright Grands-Lacs Confidentiel  
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En rapport avec la Déclaration de Dar es-Salaam des chefs d’Etat et de gouvernement  
 
La Dynamique des sociétés civiles s’engage à s’y impliquer 
 
Par Fl. NL-NS 
 
Réunis dans le cadre de la première session ordinaire du Conseil des délégués de la Dynamique des sociétés civiles du Burundi, de la République démocratique du Congo et du Rwanda (Dyscac/Gl) tenue du 12 au 15 janvier 2005 à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (R.d.C), les membres de ce Conseil ont analysé la Déclaration sanctionnant le premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenue les 19 et 20 novembre 2004 à Dar es-Salaam, dans le cadre de la Conférence internationale sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs.  
 
De cet examen, il ressort que les participants ont souligné « l’impact d’un tel document dans le processus de la recherche de la paix, de la sécurité, de la démocratie et du développement de la région des Grands Lacs. »  
 
Dans une déclaration rendue publique le 15 janvier 2005 à Goma, les membres du Conseil des délégués des sociétés civiles se réjouissent et saluent de vive voix la Déclaration de Dar es-Salaam pour la pertinence de son contenu.  
 
La déclaration félicite par ailleurs les chefs d’Etat et de gouvernement de la région pour leur prise de conscience des problèmes majeurs de la région des Grands Lacs et pour la bonne volonté dont ils ont fait preuve pour réaliser ce consensus. Avant de remercier les chefs d’Etat et de gouvernement de la région pour avoir pris en compte les misères et les aspirations des populations de la région. « Nous remercions les illustres les témoins ainsi que les amis de la région des Grands Lacs pour l’appui et l’accompagnement qui ont contribué à la signature de la Déclaration de Dar es-Salaam », poursuit-elle.  
 
D’autre part, elle proclame l’adhésion totale de ces membres de cette structure aux valeurs et principes prônés par la Déclaration de Dar es-Salaam tels que les sociétés civiles les avaient elles-mêmes proposés par ailleurs dans leurs cahiers des charges.  
 
S’agissant des actes et comportements de nature à compromettre les acquis de la Déclaration de Dar es-Salaam, la déclaration les condamne.  
 
« Nous exhortons les chefs d’Etat et de gouvernement de la région à ne ménager aucun effort pour garantir le respect des valeurs et principes énoncés dans la Déclaration, de Dar es-Salaam », enchaîne la déclaration, demandant par ailleurs aux illustres témoins et aux amis de la Région des Grands Lacs d’assurer un suivi judicieux de la mise en vigueur de la déclaration jusqu’à la tenue du deuxième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la région.  
 
Les membres de la Dynamique s’engagent à s’impliquer dans le processus de suivi de la Déclaration de Dar es-Salaam jusqu’à l’élaboration du pacte y relatif.  
 
Enfin, ils réitèrent leur attachement indéfectible aux idéaux de paix et de concorde entre les peuples de la Région des Grands Lacs.  
 
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R.D. CONGO 
 
La  
 
La Société Civile de la Province du Sud-Kivu : 
 
Son Président élu à la tête d’une ONG internationale de droit suisse 
Le Bureau de Coordination Provinciale de la Société Civile du Sud-Kivu est heureux et très fier de l’élection de son Président, Monsieur Joseph Muyengo Kyalangilwa, à la tête de l’ONG internationale de droit suisse dénommée GREAT LAKES FORUM INTERNATIONAL (Forum International des Grands Lacs) dont le siège social est établi à Zürich, Confédération Helvétique. 
Le Great Lakes Forum International ou GLFI en sigle a été créé le 20 janvier 1999. A vocation internationale, cette ONG a pour rayon d’action la Région Africaine des Grands Lacs dont les Etats sont : La République démocratique du Congo, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et la Zambie. 
 
Le siège-Afrique de cette organisation est fixé à Bukavu, Province du Sud-Kivu, République démocratique du Congo, sous la direction directe de son Président du Conseil Exécutif. 
 
Les objectifs principaux du GLFI dans les Etats de la Région Africaine des Grands Lacs sont de contribuer, par les moyens pacifiques au Dialogue, à la Culture démocratique, à la Paix durable, à la Réconciliation et à la Lutte contre l’impunité, 
Renforcer, redynamiser, encourager et accompagner la Société Civile et ceux qui oeuvrent pour la restauration d’un Etat de Droit démocratique ; 
Contribuer et encourager à la diffusion des informations fiables sur les situations sociale, économique et politique en Afrique Centrale et en Occident ; 
 
Soutenir la Société Civile par l’aide humanitaire directe ou par d’autres mesures nécessaires. 
 
Monsieur Joseph Muyengo Kyalangilwa élu démocratiquement Président de la Société Civile de la Province du Sud-Kivu depuis le 19 décembre 1997 et qu’il dirigeait avec doigtée pendant les périodes les plus difficiles de l’histoire du Congo démocratique (1997-2004), a su et pu le faire grâce à sa formation de polytechnicien et à sa longue expérience de leader des organisations de la société civile depuis 1974. En effet, il a gravi tous les échelons et dirigé pendant dix ans le Conseil Régional de l’ANEZA-Kivu (Chambre de Commerce et d’Industrie du Kivu) et à ce titre, administrateur-membre du Conseil d’Administration de l’ANEZA, Président Régional de l’ANAPEZA-Kivu, Membre du Lions Club depuis 1984 au sein duquel il a occupé toutes les fonctions jusqu’en devenir le Président de la Région-Est (l’Est de la RDC, Rwanda et Burundi). Depuis janvier 1996. Mr Joseph M. Kyalangilwa est le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Kivu (C.C.I.Kivu) d’obédience chrétienne. Il est aussi membre de la Fondation de l’Université Catholique de Bukavu et en est le Vice-Président depuis 1989 et membre du Conseil d’Administration de l’U.C.B. Cette liste n’est cependant pas exhaustive… 
 
Toutes ces bonnes expériences de loyaux services rendus à la Nation congolaise et particulièrement aux populations du Kivu, Mr Joseph M. Kyalangilwa va devoir les mettre à profit, dans le cadre de ses nouvelles fonctions internationales, pour aider, soutenir et accompagner tant soit peu, les Sociétés Civiles des Etats de la Région Africaine des Grands Lacs. Il va sans dire que les nouvelles fonctions de Mr Joseph M. Kyalangilwa sont incompatibles avec ses fonctions à la tête de la Société Civile de la Province du Sud-Kivu. Il va devoir élégamment, comme il en a l’habitude, remettre sa démission au Vice-Président de la Société Civile du Sud-Kivu dans les tout prochains jours. 
 
Mon départ de la tête de la Société Civile du Sud-Kivu, déclare et précise le Président Joseph M. Kyalangilwa, ne m’enlève pas la qualité de membre et militant invétéré de la Société Civile. Je continuerai à être attentif et sensible aux problèmes sociaux et économiques de mon pays en général et du Kivu en particulier. Avec les accueillantes et courageuses populations du Sud-Kivu, nous avons lutté et continuerons de lutter par la non-violence contre toutes les anti-valeurs et tous les ennemis du Peuple congolais. La Société Civile du Sud-Kivu doit demeurer le fer de lance de la société civile de la R.D. Congo. Elle doit continuer sa mission sacrée qui consiste à préserver, promouvoir et diffuser les traditions démocratiques. La société civile du Sud-Kivu devra également demeurer le creuset de la démocratie, une véritable référence de la bonne gouvernance, de paix et de développement. La lutte de la société civile ne peut être que le combat intellectuel où seront toujours de mise la Vérité et la Justice : armes redoutables et invaincibles de la Société Civile du Sud-Kivu. 
 
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PORQUOI LE RWANDA VEUT ATTAQUER MAINTENANT? 
 
POURQUOI LE RWANDA VEUT-IL RE-ATTAQUER LE CONGO "MAINTENANT" ? 
 
Extrait de l analyse: 
 
 
 
.....5.Entretemps, les poulains de Kigali se trouvant à Kinshasa  
continuent de "chauffer la marmite" dans la capitale, aidés en cela par leurs  
amis du MLC pro- Ougandais! 
>  
> Résultat: pendant que Kigali menace le pays de guerre, la Capitale  
vibre au rythme des "révocations pour corruption" etc. "Ils seront bien  
occupés à se faire nommer ces pauvres bougres de la classe politique  
congolaise, ils ne vont pas penser à se coaliser pour défendre leur  
patrie!" , se dit-on à Kigali.  
 
Analyse plus qu exacte! 
 
On est victimes d une distraction institutionnelle, mais les complices  
sont nombreux: surtout que, dans l 'hypothese de faire des elections  
seulement a l'Ouest, les leaders politiques de l 'Ouest qui ne sont pas  
dans le complot doivent etre elimines..... 
 
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La paix des Grands lacs 
Le Soir en ligne  
2004 | dernière mise à jour le 20/11/2004 à 20h44 (heure de Bruxelles). 
 
 
 
Les chefs d'Etat participant à la première Conférence internationale sur les Grands lacs à Dar es-Salaam ont signé une déclaration commune où ils s'engagent à faire de la région un espace de paix. 
 
Les quatorze chefs d'Etat réunis depuis vendredi se sont engagés à faire de la région un espace de paix et de sécurité durable (...), de stabilité politique et sociale, de croissance et de développement partagés, samedi en Tanzanie. Ils ont signé le texte au cours d'une cérémonie officielle dans la capitale économique tanzanienne. 
La déclaration a été co-signée par le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, et le président nigérian Olusegun Obasanjo, président de l'Union africaine (UA). M. Annan avait engagé vendredi les chefs d'Etat à faire déboucher cette déclaration sur un accord de paix global dans cette région très troublée de l'Afrique. Une nouvelle conférence sur les Grands lacs est d'ores et déjà prévue en juin 2005 à Nairobi pour examiner la mise en application de la déclaration de Dar es-Salaam et préparer un véritable pacte entre les pays de la région. 
Il est en votre pouvoir de donner de l'espoir aux gens en soulignant votre engagement à vivre en bon voisinage et en prenant des initiatives pour franchir le fossé de la suspicion, a déclaré M. Annan aux chefs d'Etat, soulignant l'importance de la déclaration qu'ils s'apprêtaient à co-signer. Venant quelques années après un conflit sanglant dans lequel plusieurs de vos pays ont été impliqués, elle symbolise une nouvelle volonté politique pour adhérer aux principes fondamentaux, mettre en place des mécanismes pour restaurer la confiance et promouvoir un esprit de confiance mutuelle, a-t-il ajouté. 
Il faisait référence au conflit régional qui a dévasté la République démocratique du Congo (RDC) de 1998 à 2003 impliquant le Rwanda, l'Ouganda et, plus marginalement, le Burundi, qui soutenaient des mouvements rebelles. Les autorités de Kinshasa avaient reçu un appui décisif de l'Angola, du Zimbabwe et, à un degré moindre, de la Namibie. 
Un des aspects les plus frappants de la région est de voir à quel niveau la sécurité et la stabilité des pays sont interdépendants, a souligné le secrétaire général de l'Onu, dont l'organisation a déployé une mission de paix en RDC et au Burundi. Même les pays relativement calmes ne peuvent pas rester à l'écart des violences de leurs voisins. Notre tâche est maintenant d'inverser cette tendance et de faire la paix, au lieu de la guerre, a-t-il insisté. 
Le président tanzanien Benjamin Mkapa a plaidé au cours de ce sommet en faveur d'un droit d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays, pour arriver à une paix durable dans la région. Après le génocide de 1994 au Rwanda et son flot massif de réfugiés dans la région des Grands lacs, il est inévitable de conclure que le principe de non-intervention dans les affaires intérieures d'un Etat ne peut plus trouver une légitimité absolue, a-t-il déclaré. 
Le sommet, dont la clôture était prévue pour samedi à la mi-journée, rassemblait les présidents Thabo Mbeki (Afrique du sud), Paul Kagame (Rwanda), Domitien Ndayizeye (Burundi), Joseph Kabila (République démocratique du Congo, RDC), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Yoweri Museveni (Ouganda), François Bozizé (République Centrafricaine), Mwai Kibaki (Kenya), Bingu Wa Mathurika (Malawi), Joachim Chissano (Mozambique), Omar el-Béchir (Soudan), Robert Mugabe (Zimbabwe) et Levy Mwanawasa (Zambie) ainsi que leur hôte, le président tanzanien Benjamin Mkapa. 
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La situation des mineurs à la prison centrale de Bukavu est très inquiétante…  
Soumis par JUSTICE POUR TOUS le 15/10/2004 - 11:10 | Droits de la personne | Sud Kivu  
 
Ces enfants y sont détenus au mépris de tous les normes nationaux et internationaux garantissant la protection des mineurs . 
 
Par exemple, le décret loi sur l’enfant délinquant de 1950 prévoit que les enfants de moins de 16 ans en conflit avec la loi soient interrogés par un juge pour enfant or ces juges n’existent pas Bukavu ce qui fait qu’ils sont entendus par des juges et des magistrats incompétents . les interrogatoires se font à l’absence des parents ou tuteurs , d’assistants sociaux et jamais avec l’assistance d’un avocat. 
 
Le délai légal de la garde à vue est souvent largement dépassé et les enfants passent des semaines voire de mois dans des cachots et amigots , cas du jeune Bahati agé de 11 ans , accusé de vol d’un magnétoscope et qui jusque en date 13 octobre 2004 a déjà passé 26 jours au cachot de la police criminelle.  
 
Pour sa par le jeune CHIRUZA BAHIZIRE âgé de 12 ans poursuivi pour meurtre est entassé lui comme d’autres mineurs dans les trois cellules encore opérationnelles à la prison centrale de Bukavu avec les adultes civils et militaires qui s’en servent comme domestiques . pourtant il est indiqué qu’en tout temps les enfants doivent être séparés des adultes. 
 
Parmi ces enfants aucun n’est condamné ils sont tous des prévenus et dont certains d’entre eux ont déjà dépassé le délai légal de 2 mois. 
 
Ces enfants ne sont assisté par aucune institution et vivent dans un dénuement total. Leur ration alimentaire journalier est de 118 grammes de haricot ce qui ne représente que quelque graines et presque au tant pour la farine de mais. Le haricot est préparé sans huile et souvent sans sel , ils présentent des signes manifestent de la malnutrition .  
 
Ils passent la nuit à même le sol , sans couvertures dans un environnement sale et puant car étant obligé de faire leurs besoins là où ils passent la nuit. Ce qui les exposent à des graves maladies pourtant les soins médicaux ne leurs sont pas accessibles . 
 
Le gouvernement Congolais ne s’en occupe nullement. 
 
 
 
Face à cette situation il est important que la communauté se rende compte que ces enfants risquent d’être une menace pour la société de demain car ils sont à l’apprentissage du mal et du banditisme pourtant tout le monde s’en fiche .  
 
 
 
Justice Pour Tous octobre 2004 
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Lettre Ouverte au Chef de l'Etat : Rupture de paix au sud-kivu et réoccupation de la République Démocratique du Congo par l'Armée Patriotique Rwandaise  
 
 
Kinshasa, Le 27 - février - 2004 
 
N/Réf. : 387 / COJ.N / EC/ FMM/ 03 / mk 
 
Transmis copie pour information à :  
 
 
 
- Son excellence KOFI ANNAN Secrétaire Général desNations Unies à New-York.  
 
- Monsieur le Procureur Général de la République Démocratique du Congo àKinshasa - Gombe. 
 
 
 
Objet :  
 
Lettre Ouverte au Chef de l'Etat : Rupture de paix au sud-kivu et réoccupation de la République Démocratique du Congo par l'Armée Patriotique Rwandaise. 
 
 
 
A Son excellence Joseph KABILA 
 
Président de la République Démocratique du Congo à Kinshasa - Gombe.  
 
Excellence Monsieur le Président, 
 
C'est avec tristesse et profonde déception que nous vous adressons la présente lettre ouverte dont l'objet repris en marge relatif à la situation qui prévaut actuellement dans la province du Sud-kivu.  
 
Pour rappel, le COJESKI-RDC est réseau national de 340 associations des jeunes implanté dans toutes les provinces de la RDC, opérationnel au Congo depuis 1995, jouissant de la personnalité juridique conformément à la loi N° 004 / 2001 du 20 juillet 2001 relative aux associations sans but lucratif en RDC, jouissant du statut d'observateur auprès de la commission africaine des droits de l'homme et des peuples / Union africaine, coordonnant la composante jeunesse de la société civile Congolaise, membre du conseil de coordination du Forum Mondial de la société Civile, membre fondateur du Réseau National des ONGs congolaises des droits de l'homme " RENADHOC ", membre du Conseil National de la jeunesse et doté de 15 bureaux de représentation à l'extérieur du Pays (Afrique, Europe, Amérique,…). 
 
 
 
Excellence Monsieur le Président, 
 
 
 
Plusieurs sources d'informations y compris beaucoup d'organisations locales œuvrant au Sud-kivu, confirment le contrôle de la ville de Bukavu / Sud-kivu par les éléments de l'Armée patriotique Rwandaise lourdement armés; et ce, à partir de la nuit du 23 au 24 février 2004 jusqu'à présent. 
 
Dans cette nuit les militaires Rwandais ont attaqué la résidence du commandant de la 10è région militaire, le général prospère NABIOLWA au motif qu'il a arrêté et acheminé le Major KASONGO à Kinshasa sans l'accord du RCD-Goma. 
 
 
 
Pour rappel des faits : 
 
 
 
•En date du 05 février 2004, le commandant de la 10è région militaire découvre une cache d'armes chez l'Abbé Michel BUROKO dont le gouverneur du sud-kivu Xavier CIRHIMWAMI CIRHIBANYA (du RCD) reconnaît la paternité ; 
 
•Le 06 février 2004, la MONUC est associée à l'opération de fouille des caches d'armes. Les armes sont découvertes chez le Maire de la ville et chez d'autres personnalités du RCD à Bukavu ; 
 
•Le 07 février 2004, une mission gouvernementale venue de Kinshasa, conduite par le Ministre de l'intérieur, Professeur Théophile MBEMBA, accompagné de ses collègues de la Justice, le Bâtonnier KISIMBA NGOY et Jean-Pierre ONDEKANE de la Défense Nationale, enquête sur la problématique de la prolifération et de la circulation irrégulières des armes dans la province du sud-kivu ; 
 
•Le 08 février 2004, le Gouvernement de Kinshasa sort la décision de suspendre le Gouverneur Xavier CIRHIMWAMI CIRHIBANYA avec ses alliés le Maire de la Ville de Bukavu et le REDOC ; 
 
•Le 19 février 2004, départ nocturne de Monsieur Xavier CIRHIMWAMI au Rwanda ; 
 
•Le 20 février 2004, découverte d'une importante cache d'armes de guerre aux habitations du Major KASONGO et du Colonel Georges MIRINDI ( tous deux condamnés à mort par la Justice Militaire dans l'affaire de l'assassinat du Président Laurent - Désiré KABILA ) ; 
 
•Le 21 février 2004, arrestation suivi du transfert à Kinshasa du Major KASONGO ; 
 
•Le 23 février 2004, attaque perpétrée par le colonel MUTEBUSI du RCD contre le Général Prospère NABIOLWA, comandant de la 10ème région Militaire, mort d'hommes dans le camp des militaires loyalistes, chantage et menace du RCD-Goma de quitter les institutions de transition ; 
 
•Le 24 février 2004, retour de Monsieur Xavier CIRHIMWAMI du Rwanda vers Goma / Nord-kivu en RDC et regroupement à Bukavu de ses miliciens en partance pour Goma en vue de se joindre aux miliciens du Gouverneur SERUFULI du Nord-Kivu ; 
 
•Le même 24 février, la MONUC exige, à la suite du RCD-Goma, le retour à Bukavu du Major KASONGO ; 
 
•Le 25 février 2004, pillage de la Banque Nationale du Congo, succursale de Bukavu par les militaires de l'armée patriotique Rwandaise et retour à Bukavu du Major KASONGO sur décision du Chef de l'Etat ; 
 
•A Bukavu, la population en désarroi regrette la complicité et la partialité notoires de la MONUC ainsi que l'inertie du Gouvernement dans les événements actuels qui consacrent une fois de plus l'occupation militaire et politique du sud-kivu / RDC par Rwanda en dépit de tous les accords qui existent. 
 
Au regard de tout ce qui précède et vu l'impérieuse nécessité, la jeunesse Congolaise regroupée au sein du COJESKI - RDC : 
 
1. Regrette et désapprouve totalement votre décision de renvoyer à Bukavu un condamné à mort par la justice militaire, le Major KASONGO Doris (auteur des caches d'armes dans la ville de Bukavu / Sud - Kivu) ; 
 
2. Constante que cette impopulaire décision viole systématiquement les articles 6 et 67 de la constitution de transition et surtout votre serment à la Nation Congolaise ; 
 
3. Invite la Cour suprême de justice à travers le Procureur Général de la République qui nous lit en copie, de se saisir du dossier et de diligenter urgemment une enquête pour l'établissement de tous ces faits conformément à l'article 151 de la constitution de transition ; 
 
4. Invite le Secrétaire Général des Nations Unies qui nous lit en copie, de remettre à l'ordre son représentant spécial en RDC et chef de la MONUC, Monsieur William Lacy SWING pour qu'il travaille désormais selon la philosophie et la tradition des missions de maintien de la paix des Nations Unies, conformément à la volonté générale de la population Congolaise, celle de voir s'appliquer urgemment le Chapitre VII de la charte des nations unies dans les territoires de la RDC jadis sous occupation du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda ; 
 
5. Condamne avec la dernière énergie les propos orduriers et discourtois des Animateurs du " Rassemblement Congolais pour la Démocratie " (RCD-Goma), propos démontrant une arrogance injustifiée ; 
 
6. Estime que le retrait du RCD-GOMA des institutions de la transition est un salut pour le peuple Congolais car il consacrera le retrait du Rwanda dans la gestion quotidienne des affaires publiques Congolaises ;  
 
7. Soutien le report et la tenue en 2006 de la conférence internationale sur la paix, la démocratie, la sécurité et le développement en Afrique de grands lac, après que la commission nationale vérité et réconciliation aura terminé son travail et surtout après la tenue des élections générales en RDC. Il est impensable d'amorcer la réconciliation sous-régionale avant de terminer la réconciliation nationale ; Il est également inimaginable d'aller à une conférence internationale avec des autorités nationales n'ayant pas la même vision régionale et la même politique nationale ; 
 
8. Soutien avec fermeté le commandement militaire légal du sud-kivu sous le pilotage du Général Prosper NABIOLWA, commandant de la 10ème région militaire ; 
 
9. Exige la réhabilitation intégrale du commandant 10ème région militaire en matériels, en ressources humaines et logistiques nécessaires pouvant faire face aux invasions à répétition dont la province du sud-kivu / RDC a toujours été victime de la part du Rwanda.  
 
Dans l'espoir que la présente lettre ouverte trouvera une suite urgente auprès de votre compétence, nous vous prions d'agréer, Excellence Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments patriotiques au demeurant engagés pour le sauvegarde des attributs fondamentaux de la République. 
 
En tout dévouement. 
 
Pour le COJESKI / RDC 
 
1. Christian BULAMBO  
 
Animateur National chargé du Programme Socio-Juridique ; 
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Trois étapes psychologique qui ont créés le désarrois du peuple kongolais dans leur histoire : 
 
- Les génocides 
- Les régime politique criminels 
- La présence onusienne. 
 
1) Les génocides. 
 
- les atrocité commis par le souverain belge et le parlement bruxellois, environs 10millions des congolais ont été tués. 
- En 1956-1958 : Les autorités belges se sont servis de la population congolaise ( 2 Millions) comme des cobayes pour tester le vaccin de la mort mis au point par le biologiste polonais-Americain KOPROVSKI à Stanley ville ( Kisangani). 
- En 1960 ; règlement des comptes entre deux frères jadis amis ( Lumumba et Kalondji) l’ANC de Lumumba va procéder à un véritable génocide dans le kassai. 
- En Mai 1990, Mobutu se débarrasse de plus de 500 étudiants dans le campus universitaire de Lubumbashi. 
- Le 18 novembre 1998, Epuration ethnique (tutsi) présent sur le sol congolais ; 101 personnes à Kisangani,81 à Vyura, à Kinshasa et ailleurs ( selon APF 19nov 1998). 
 
2) Les régimes politiques criminels. 
 
En 1895 et 1897 ; 19.000 congolais appelaient à intégrer la force Publique sous le commandement de 420 officiers tous européens , la force investit beaucoup d’atrocités dans le territoires congolais des villages sont brûlés et des hommes,femmes et enfants sont aléatoirement abattus ou forcés dans l’esclavage. La force publique de Léopold sont commander de découper et rapporter une de main droite morte de victime pour chaque balle mise le feu. 
Les soldats recouvrent à découper les mains de la population vivante pour s’assurer que le nombre de cartouche épuisées correspond avec le nombre des mains préservées. 
Léopold emploie aussi la corruption pour amortir les medias ( l’enquête de 62 page de diplomate britannique Roger au Congo en 1903.) 
En 1971, Léopold trouve sont successeur, Mobutu règne l’excèdent d’un régime corrompu et violent, en utilisant les puissance autoritaires de diriger la richesse du Congo dans ses poches. 
 
En 2003, La situation, dans la république démocratique du Congo demeure instable, discutablement un legs de régime de Léopold et des décennies de règle coloniale de la Belgique, la corruption et la violence semble indélogeables. Des cas de viol, de la torture, des exécutions et du cannibalisme largement rapportés, la communauté internationale estime près de 4,7 millions des personnes sont mort par la famine et la guerre depuis 1997. 
 
Léopold était un hypocrite et un menteur des proportions monumentale, il mérite d’être étant qu’un de ses plus mauvais tueurs de XXème siècles. 
 
3) Présence Onusienne. 
 
Onuc ou la Monuc ? 
 
Notre Congo a connu ONUC dans les années 1960-1965, ainsi pour les congolais, il existe deux visages de cette ONUC-là,une Onuc ( organisation des nations unies au Congo) qui du 5 septembre 1960 au 17 janvier 1961 couvrit les assassins de Patrice Lumumba et favorisant tacitement la sécession de katanga. ( 11 juillet 1960-31 décembre 1962) double coup d’épée assené au Congo sous le mandat de Dag hammarskjold, un suédois, puis une autre ONU qui le 31 décembre 1962 annihila la sécession de katangais au 1ère janvier 1963 sous le mandat de M. Suhu.U THAN, un birman. 
 
Le 16 novembre 1999, la RDC reçoit une autre mission des nations unies Monuc ( mission d’observation des nations unies au Congo) pour concrétiser les dispositions de la résolution 1234 du avril1999 par le conseil de sécurité de nations unies et accompagner les accords de cessez-le –feu de Lusaka ( 31 août 1999). Qui paradoxalement ,la Monuc accusée d’observer les cadavres et s’empresse de publier le nombre des morts. Seule consentement ressenti par cette MONlUC. 
 
<< Aussi longtemps qu’il le faudra... bientôt ces pratiques n’étonneront plus personne. C’est cela ,le pire..>> 
 
 
TEMOIGNAGES 
 
Nous sommes allez à la rencontre de nos frères pour connaître au fond et à cœur notre vrai problème, cet étape me conduira en plusieurs pays d’Afrique et lieu du pays ou son immigré mes chers compatriotes à l’instar de l’Angola, Namibie, Afrique du sud, Zambie, Zimbabwe, Kenya, Le Soudan, Tchad, RCA, Cameroun, Gabon, Bénin, Togo, Nigeria, Burkina-faso, Mali, Congo.....Libye, à vrai dire les congolais attendent un changement de vie et auto suffire des richesses que dispose leur sol et sous-sol, mais le seul instrument pour déloger la barbarie et pacifier le pays par une autorité aussi responsable et dynamique : Ce la << révolution>> à tout azumits . 
Que le peuple gouverne pas de substitut au peuple. 
La représentation est une imposture et les assemblées parlementaire constitues une véritable épine dorsale dans la réalisation de la vraie démocratie.... 
 
Très souvent au cours de notre existence, nous voyons nos rêves déçus et nos désirs frustrés,mais il faut continuer à rêver, sinon notre âme meurt ..... Paulo Coelho. 
 
Pouvoir du peuple et pouvoir au peuple 
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PREMIERE GUERRE MONDIALE AFRICAINE ?... 
Le conflit armé ouvert en RDC depuis l'été 98 met en présence officiellement, la RDC et le Zimbabwe d'un côté, et le Rwanda et l'Ouganda de l'autre. Les uns bénéficieraient d'appuis de l'Angola, du Congo-Brazzaville, de la République Centrafricaine et du Soudan et du renfort surarmé de 10.000 soldats des ex-FAR et interahamwe, les autres de l'appui du Burundi et du renfort bien sûr, des rebelles congolais banyamulenge. Koffi Annan, secrétaire général des Nations Unies, et Blaise Compaoré, président de l'OUA, ne désespèrent pas d'obtenir un cessez-le-feu après la promesse signée par les belligérants "officiels" d'une cessation immédiate des hostilités le 28 novembre 1998 lors du vingtième sommet franco-africain. 
Avant le prochain sommet de l'OUA à Ouagadougou début 1999, Kabila cessera-t-il d'appeler son peuple à l'éradication de tous les Tutsi présents sur le sol congolais ? La radio d'Etat congolaise s'adressant aux auditeurs de la ville de Bunia, conseillait en septembre 1998, d'utiliser "des machettes, des lances, des flèches, des fers à repasser, du fil de fer, des pierres..." pour tuer les Tutsi. Le 19 novembre suivant, le Rwanda dans un communiqué prêtait les mêmes propos à Kabila, spécifiant: "Les preuves de ces massacres sont aussi multiples qu'horribles, fosses communes à Kisangani, massacre de 101 personnes à Kalémié, et de 81 à Vyura, tueries à Kinshasa et ailleurs..." (AFP, 19 novembre 1998) 
D'après Pasteur Bizimungu, Président de la République Rwandaise interviewé le 24 novembre 1998 par le quotidien français "La Croix", "...Même l'ex-président rwandais Juvenal Habyarimana, n'a jamais lancé ce genre d'appel." à l'épuration ethnique et selon lui, dans l'est de la RDC "...Il y a un nouveau génocide de Tutsi dont on ne parle pas". 
Habyarimana était plus malin : il parlait de travail à des groupes de supporters de foot-ball. Tout fout le camp. 
Juillet 1999, Accords de Lusaka : pour un cessez-le-feu et un réglement du conflit en RDC. 
Noël 1999, 2 dépêches : Des rebelles hutu rwandais ont tué au moins 29 personnes lors d'une attaque contre un camp de déplacés tutsi congolais. L'attaque a eu lieu à Mutura, un petit village frontalier situé à environ 80 km au nord-ouest de Kigali. Les victimes sont principalement des civils tutsi. Des médecins de l'hôpital de Ruhengeri ont affirmé qu'au moins douze personnes avaient été grièvement blessées. Les rebelles, au nombre d'une cinquantaine sont venus de RDC jeudi 24/12. (AP 24/12/99)... 
...Précisions sur l'attaque des rebelles hutu : le Major Emmanuel Ndahiro, porte-parole de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) a confirmé l'attaque du 24/12 faisant "31 morts et 8 blessés". En revanche, il ne s'agirait pas de Mutura, mais de Tamira, un village du district de Gisenyi. Les assaillants seraient des ex-membres de FAR et des milices interahamwe, armés de machettes et de couteaux. Il a ajouté que des poches de résistance des rebelles subsitaient dans les forêts du Masisi (en RDC) malgré les opérations de "nettoyage" menées par l'APR. Cela fait plus d'un an qu'une telle attaque n'avait pas eu lieu au Rwanda. (PANA 25/12/99) 
4 avril 2000, Kampala : l'ensemble des belligérants du conflit en RDC signent un nouvel accord reprenant les termes non respectés jusqu'ici, des accords de Lusaka. 
16 août 2000 : Nouveau sommet et nouvel échec à Lusaka. Le président Kabila semble bloquer le processus des accords de paix et endosse la responsabilité de cet échec, d'autant plus que les mouvements rebelles et le Rwanda proposaient un retrait des troupes de 200kms sur tous les fronts. Kabila a également récusé le médiateur Masire, ancien président du Botswana. (Liaison-Rwanda) 
15 octobre 2000 : Le Conseil de Sécurité de l'ONU prolonge de deux mois seulement la mission de ses quelques 250 observateurs militaires en RDC, en offrant aux belligérants une dernière chance de faire la paix. 
17 janvier 2001, non pas deux mois, mais trois mois plus tard: assassinat au Palais de marbre de Kinshasa, du président auto-proclamé de RDC, Laurent Désiré Kabila. Tué par son aide de camp, d'une rafale de mitraillette. Quarante ans jour pour jour, noteront les amateurs d'amalgame, après l'assassinat de Patrice Lumumba... 10 jours après la mort de son père, Joseph Kabila prête serment et lui "succède". 
28 février 2001 : début du retrait partiel des troupes ougandaises et rwandaises après le sommet de Lusaka du 17 février dont les résultats ont été jugées "positifs" par Paul Kagame qui, le 2 février aux USA, avait rencontré Joseph Kabila (entrevue organisée par la Maison Blanche). 
15 mars 2001 : l'ensemble des acteurs du conflit s'engagent à retirer leurs troupes sur 15 km de part et d'autre de la ligne de front. Aux observateurs militaires de la MONUC (Mission d'Observation des Nations Unies au Congo) de vérifier dans les 14 jours, la réalité de ces retraits...  
25 février 2002 : après une année sans retrait effectif des forces étrangères alliées à l'un ou l'autre camp, le "dialogue intercongolais" débute à Sun City, en Afrique du Sud, composé de 350 représentants congolais toutes tendances confondues, à l'exception du chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba qui se désolidarise des quotas de représentativité établis pour ce sommet. Ce dernier est planifié sur 45 jours et doit déboucher sur la composition d'un gouvernement de transition chargé de préparer le Congo à des élections libres. 
21 mars 2002 : après rupture du "dialogue" durant une semaine (nouvelle offensive rwandaise à l'est de la RDC, forte de 10.000 hommes selon les déclarations outrées de l'Ambassadeur de France à l'ONU Jean-David Levitte, mais officiellement revendiquée par les forces rebelles du RCD), et malgré la prise consécutive de la ville de Moliro (frontière RDC-Zambie), les pourparlers reprennent entre les 350 représentants qui ne vont pas, on s'en doûte, jusqu'à afficher un optimisme démesuré après un mois de discussions presque stériles. Pendant ce temps, l'Ambassadeur de France à Kigali se voit convoquer par le gouvernement rwandais qui semble décidé à lui demander quelques explications sur cette prétendue "violation majeure des accords de cessez-le-feu par le Rwanda", termes employés le 15 mars devant les Nations Unies par Mr Levitte qui concluait ainsi sa déclaration : "il est inadmissible que la MONUC ne soit pas en mesure de nous donner des indications sur ce qui se passe à Moliro !". Ah, si la France avait eu ce lyrisme héroïque à l'encontre de la MINUAR entre janvier et avril 1994 à Kigali !... 
15 mai 2002 : La cour d'appel de Kigali a rejeté la demande de mise en liberté de l'ex-président rwandais Pasteur Bizimungu et de son ancien ministre des Travaux Publics, écroués depuis le 23 avril pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Pasteur Bizimungu avait annoncé la création du Parti pour la démocratie et le renouveau. Rappelons qu'il avait été contraint à la démission de la Présidence en Avril 2000, et qu'il était à l'époque, hostile à la présence aux cotés des rebelles du RCD, des troupes rwandaises en République Démocratique du Congo, et partisan de négociations entre les forces rebelles

 

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Modifié en dernier lieu le 6.04.2005
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